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#Algérie: La scène politique s’enflamme

  • 12 déc. 2014
  • 2 min de lecture

Propos incisifs et accusations gravissimes. La scène politique algérienne se ranime en cette fin d’année, sur fond d’inquiétudes sérieuses liées à l’état de santé du président Bouteflika et à l’écroulement des prix du pétrole.

Le RCD a dénoncé, dans un communiqué rendu public ce samedi, « l’autisme et la politique de la fuite en avant du clan Bouteflika – Toufik ». Pour le RCD « la vacance de pouvoir, en conséquence de l’impotence avérée du chef de l’Etat, est plus que jamais porteuse de tous les dangers pour la nation ». Dans le camp adverse, les mots n’étaient pas plus tendres. L’ex-parti unique, le FLN, a décoché des flèches en direction des partis de l’opposition qui appellent à une transition politique. S’exprimait ce samedi à Tizi Ouzou, Amar Saadani, SG du FLN, a accusé les partis réunis dans le cadre de la CLTD de chercher à « faire descendre le peuple dans la rue au nom d’intérêts étroits et personnels, et de revendications anticonstitutionnelles ». Les partisans de la transition démocratique, selon lui, sont « mûs uniquement par des intérêts personnels et la course au pourvoir ». Le RND, l’autre parti au pouvoir, n’a pas manqué à l’appel. Son secrétaire général, Abdelkader Bensalah, a accusé, lui aussi, l’opposition et la CLTD d’être derrière « les tentatives visant à jeter le discrédit sur les institutions constitutionnelles ». Estimant que l’heure est grave, Bensalah a appelé, ce samedi à Alger, les militants de son parti à « resserrer leurs rangs et à défendre les acquis réalisés par le peuple et à s'armer de vigilance afin de barrer la route devant toutes les tentatives d'atteinte à la sécurité et à la stabilité du pays ».

Les sorties alarmistes du FLN et du RND laissent croire que le pouvoir en place est pris de panique. En témoigne la réaction de l’administration qui a refusé d’autoriser Mouloud Hamrouche à animer une conférence à Sidi Bel Abbès en invoquant des « raisons de sécurité ».

Dans ce climat tendu où toutes les parties se réclament de l’intérêt de la nation, le FFS tente de jouer le rôle de médiateur. Il propose de tenir une conférence pour le consensus le 24 février prochain. Le projet du plus vieux parti d’opposition en Algérie a été salué par les partis au pouvoir et rejeté par la CLTD.

Les jours qui viennent s’annoncent riches en rebondissements.

 
 
 

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