top of page

Les "Poor kids of Tehran" versent l'attaque des "Rich kids of Tehran"... Et le débat Riche/Pauvre s'

  • 25 févr. 2015
  • 2 min de lecture

Poor kids of Tehran, les ados modestes d'Iran ont aussi leur Instagram!

la jeunesse dorée de Téhéran s'exposait sur le réseau social. Piscines, voitures de sport... Tous les attributs de la richesse étaient présents. En réaction, le compte "Poor Kids of Tehran" s'est créé pour montrer le quotidien de la majorité des Iraniens.

Rich-Kids-vs-Poor-Kids-of-Tehran.png

Début octobre 2014, un adolescent iranien a ouvert un compte Instagram et une page Facebook baptisés "Poor Kids of Tehran", pour montrer aux yeux du monde le quotidien d'une frange représentative de la jeunesse téhéranaise, loin de la caricature grégaire-vulgaire du compte "Rich kids of Tehran", crée le 13 septembre, et qui vient d'être bloqué jeudi 9 octobre par les autorités iraniennes.

L'info, ce n'est pas que la jeunesse dorée de Téhéran voit son compte Instagram bloqué, mais que des adolescents plus pauvres aient osé en créer un.

Une réaction aux "Rich Kids of Teheran"

"Chaque fois que l'Iran est cité dans les médias, ils en parlent négativement. Nous essayons de montrer son aspect positif" avaient lancé les administrateurs du compte "Rich Kids of Teheran" au magazine Business Insider pour justifier la publication d'une centaine de clichés faisant l'apologie du faste factice et de la délinquance dorée.

Des photos montrent des scènes où les jeunes bravent ouvertement les lois du pays, et se complaisent dans des décors de luxe à l'occidentale.

Créée il y a moins d'un mois, la page a attiré près de 90.000 abonnés, manifestement fascinés par de jeunes rentiers qui n'ont pourtant d'autre apparat à présenter que les standards américains vieux de quarante ans, comme ces piscines d'eau pâle bordées de femmes siliconées pareilles à des pilonnes de marbre lisse.

C'est en réaction qu'un twitto iranien a ouvert, début octobre 2014, les comptes Instagram et Facebook "Poor Kids of Tehéran". La page indique que son intention est de sensibiliser la population aux enfants pauvres de Téhéran : "99 % des richesses de l'Iran aller à 1% de la population" a t-il tweeté.

Un fait nouveau et encourageant

Au cours des huit années où Mahmoud Ahmadinejad était au pouvoir, le pourcentage de familles vivant sous le seuil de pauvreté est passé de 22% à plus de 40%.

C'est un fait nouveau que des adolescents issus de famille modestes voire démunies osent exposer des objets courants qui appartiennent à leur vie réelle sur des sites sociaux. Dans le monde entier, les jeunes ont tendance à s'aligner sur les codes de la jeunesse aisée occidentale.

Si l'on a pas de montre en or à exhiber, un selfie duckface fait l'affaire. Les réseaux sociaux n'étaient-ils pas, à l'origine, l'apanage des américains qui ont suivi leur scolarité dans des universités à 50.000 $ l'année ?

La réaction iranienne fera t-elle des émules sur la toile ?

Un phénomène à suivre...

 
 
 

Commentaires


bottom of page