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Paradis Amour: Tourisme sexuel, film choc

  • 12 mars 2015
  • 1 min de lecture

Paradis Amour -FILM

Une dame blonde d'un certain âge, d'un poids certain, supervise la ronde d'autos tamponneuses.

A bord des petites voitures, des handicapés mentaux. La dame, Teresa, rentre chez elle pour tancer sa fille, une adolescente inexpressive qui subit la tourmente en tripotant son téléphone portable. Elles parlent allemand avec l'accent autrichien, mais nul besoin de cet indice pour établir la provenance de Paradis amour, en compétition à Cannes en mai 2012.

Cette ironie lourde (au sens où l'on parle d'armes lourdes), dévastatrice, qui ne laisse jamais le spectateur et les personnages en paix, est la marque d'une école fondée par Michael Haneke (même si ce dernier s'est éloigné de cette manière de filmer le monde).

On ne s'étonnera donc pas en découvrant, très vite, que le titre est une antiphrase. Le paradis, c'est un hôtel à l'architecture faussement coloniale, au bord d'une plage de sable blanc léché par une mer turquoise. L'amour, ce sont les ébats tarifés entre une bande de touristes autrichiennes plus ou moins quinquagénaires et de jeune Kényans qui passent le temps sur la plage ou le parking de l'hôtel, en attendant qu'une "sugar mama" daigne leur accorder...

Par Thomas Sotinel

 
 
 

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