Ces Arabes d'une notoriété mondiale dans le X
- 9 mai 2015
- 3 min de lecture
Ces Arabes qui ont percé dans le X

Mia Khalifa, celle par qui le scandale arrive

Cette Libanaise de 21 ans installée en Floride a déchainé les passions dans son pays natal et dans le monde arabe. La raison ? La jeune fille qui fait ses débuts dans le porno, venait d’être élu "actrice numéro 1" du site pornographique américain PornHub.

Son "exploit" n’a pas manqué de susciter une avalanche de commentaires, aussi bien à la télévision libanaise que sur les réseaux sociaux.

Notamment sur Instagram, entre ceux qui la critiquaient violemment ou la menaçaient de mort et d’autres qui saluaient "son audace" et défendaient "son droit d’user de son corps".
Dalila, la pionnière

Originaire de Casablanca, Dalila, 46 ans, est l’une des premières actrices arabes à avoir fait carrière dans l’industrie pornographique en France, où elle a débarqué à l’âge de 21 ans. Pour arrondir ses fins de mois, la jeune femme alors étudiante en géographie, devient modèle pour des peintres, avant de poser pour des photos de charme.

Elle bascule rapidement dans le porno où elle est remarquée pour son physique typé "arabe". Figure du porno vintage, celle qui a collectionné les couv’ des magazines hard comme Color Climax ou Ciné Sex est aujourd’hui encore plébiscitée sur les sites spécialisés.

En plus de 20 ans de carrière, Dalila a tourné dans 53 films et a été nominée dans les plus grandes cérémonies X du monde: elle a été récompensée 12 fois, notamment aux European X Awards, grande messe du cinéma pornographique à Bruxelles, ainsi qu’aux Venus Awards à Berlin.
Anissa Kate, la Kabyle qui s’ennuyait

En 2011, Anissa Kate, étudiante lyonnaise d’origine kabyle et italienne est en première année de master Economie et management.

Problème : ses études "l’ennuient". Pour se changer les idées, elle commence à fréquenter les clubs libertins de la région. C’est à cette même époque qu’elle tombe par hasard sur un reportage télé sur Jessie Volt, actrice de X réputée.

Déclic. Elle décide de suivre le chemin de cette pornstar française. Sa motivation : "L’argent, les voyages et une liberté de travail", confie-t-elle sans détour dans une interview accordée au webzine Roadsmag.

La jeune femme débute sa carrière en jouant dans une sulfureuse adaptation pornographique de l’affaire DSK au Sofitel de New-York, réalisée par le français Christopher Clark, avant de gravir les échelons et de se faire remarquer aux Etats-Unis où elle a remporté, en 2013, l’Oscar du porno de la meilleure actrice étrangère.
En seulement 4 ans, Anissa Kate a joué dans une trentaine de films X. Elle explique son succès par son corps "100% naturel" et son hygiène de vie très stricte. "Je fais du sport cinq jours sur sept pour garder la ligne. Et bien entendu je ne bois pas et ne fume pas. Un esprit sain dans un corps sain".
Yasmine, une Rifaine chez Marc Dorcel

C’est dans le petit village de Tahar Souk dans les montagnes du Rif qu’est née Hafida El Khabchi, alias Yasmine. Celle qui émigre en France avec ses parents à l’âge de 5 mois rencontre l’acteur et producteur de films pornographiques Olivier Lafitte (alias Alexandre Legland) à 23 ans. Son mentor deviendra par la suite son époux et le père de ses enfants.
La jeune marocaine commence sa carrière en tournant dans des vidéos amateurs avec son futur mari : "faire l’amour devant une caméra était pour moi un fantasme", confiait-elle dans une interview accordée au magazine TelQuel en 2007. Rapidement, elle est remarquée par les maisons de production et signe son premier contrat avec la plateforme de vidéos VCom.

Elle devient en 2005, l’égérie de Marc Dorcel, l’un des plus grands producteurs de X européen, pour un salaire mensuel de 4500 euros. Revers de la médaille, sa famille ne voit pas cela d’un bon œil : "Ce sont des voisins qui ont montré des photos de moi nue à mes grands frères (…) Depuis ce jour-là, mes parents m’ont clairement fait comprendre que je ne faisais plus partie de la famille".

L’aventure dans le X durera 4 ans, avant que Yasmine ne décide de tourner la page. Dans un entretien accordé aux Inrocks en 2011, elle confie : "Le X ne m’a strictement rien apporté, hormis des jaquettes de films qui me poursuivront à vie."
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